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Article au hasard Pourquoi de grands boomers et de petits tweeters L'explication mathématique de tout ceci, avec des chiffres préçis ... |
La distorsion harmonique est mesurée en pourcentage par rapport à la fondamentale, ou par son intensité en décibel par rapport à celle de la fondamentale.
Le bruit est mesuré par un rapport signal/bruit en décibel.
Toutes ces mesures sont objectives et ne tiennent pas compte des phénomènes psycho-acoustique.
Notre ouïe, elle, est subjective, c'est-à -dire qu'elle n'entendra pas du tout de la même façon un signal à 20 Hz qu'un signal à 2000 Hz. Ci dessous les courbes de perception de l'oreille. On remarque que l'ouïe perçoit comme étant de la même intensité un signal à 0 dB à 2 kHz qu'un signal à 60 dB (soit 1 000 000 fois plus fort !) à 50 Hz.
Par ailleurs, l'ouïe aura tendance à effacer un parasite permanent, et à entendre beaucoup plus un parasite qui ne le serait pas, par exemple du à des perturbations brutales du secteur.
Il faut tout savoir qu'il n'existe pas de méthode d'interprétation simple.
Rapport signal/bruit :
Pour commencer, le rapport/signal bruit doit être considéré avec méfiance, car imaginons que dans un premier cas vous ayez un rapport signal/bruit de 60 dB avec un parasite unique (on simplifie) à 50 Hz. Dans un deuxième cas un rapport signal/bruit de 100 dB avec là aussi un parasite unique, mais à 3000 Hz. Objectivement, le deuxième semble bien meilleur, mais subjectivement, pour notre oreille (donc ce qui est important), c'est le premier qui est meilleur de 20 dB, c'est à dire que le parasite sera 4 fois moins audible.
Donc toute conclusion attive est prohibée, il faut essayer de savoir à quelles fréquences se trouvent les parasites : en règle général, ils se situent aux alentours de 50 Hz (tant mieux), mais dans le cas où il y a une alimentation à découpage, notamment pour les cartes son des ordinateurs, les parasites se situeront plus dans la gamme des hautes fréquences, donc seront beaucoup plus audibles.
Distorsion harmonique :
De même pour les distorsions harmoniques, l'intensité relative en décibel ou pourcentage des harmoniques par rapport à la fondamental, c'est bien, mais cela doit être ramené à la courbe de distorsion subjective de l'oreille pour pouvoir être interprété correctement.
Par exemple si sur un signal à 50Hz, à 60dB, on ajoute une distorsion harmonique à 4 kHz à 0 dB, cette fréquence médium sera parfaitement audible, alors que le taux de distorsion indiqué sera de 0.1%.
Mais si on ajoute à ce même signal de 50Hz une harmonique de 100 Hz à 20dB on ne la perçoit pratiquement pas. Alors que le taux de distorsion est de 1%.
On voit là encore qu'il faut bien réfléchir avant toute conclusion attive.
Les données fournies par les constructeurs sur leur matériel doivent être analysées avec beaucoup de précaution.
Mais ne me faîtes pas dire que ces donnés ne servent à rien, c'est là seule chose dont on dispose pour juger un matériel si on n'a pas la possibilité de l'écouter.
On peut espérer qu'un jour les donnés fournies par les constructeurs tiendront compte des subjectivités de l'oreille pour pouvoir être interprétées facilement.